article “Business model for all the scholarly books” d’Albert Greco et Robert M. Wharton.
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Posté par dms3 le juin 8, 2009
article “Business model for all the scholarly books” d’Albert Greco et Robert M. Wharton.
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Posté par dms3 le juin 8, 2009
rapport de la Commission Européenne GreenPaper : Copyright in the knowledge economy
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Posté par dms3 le juin 8, 2009
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Posté par dms3 le juin 8, 2009
article The Citation Advantage of Open Access Articles et de Finding open access articles using Google, Google Scholar, OAIster and OpenDOAR de Michael Norris, Charles Oppenheim and Fytton Rowland
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Posté par dms3 le mai 16, 2009
Tous les articles suivants sont des résumés d’articles et d’une thèse écrits par des chercheurs universitaires. Nous avons naturellement à chaque fois indiqué les titres et auteurs des textes sources. Ceux qui souhaitent les consulter les trouveront dans notre catégorie intitulée “Rapports Universitaires” de ce blog.
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Posté par dms3 le mai 15, 2009
Synthèse de Business model for all of the scholarly books d’Albert Greco et Robert M. Wharton.
L’article Business model for all of the scholarly books est tiré du célèbre cycle de conférences d’Elpub. Elpub est la référence internationale de la réflexion et des questions liées à l’édition électronique en y invitant les plus grands spécialistes à y participer. L’article d’Albert Greco et Robert M. Wharton, en prenant pour appui les chiffres comptables des presses universitaires américaines, leurs principaux marchés et canaux de distribution (bibliothèques et institutions, écoles etc.), a pour objectif de proposer des solutions aux nouveaux défis que lancent l’édition électronique afin que la presse scientifique s’adapte avec profit à son nouvel environnement. Une part importante de cet article est consacré à une analyse de l’histoire ancienne et récente des éditeurs universitaires, de leurs constitutions à leur modèle traditionnel de business, ainsi qu’au dépouillement des données comptables. Concernant cette histoire, nos auteurs reprennent l’idée déjà bien analysée et répandues d’un âge d’or de stabilité et profits qui prit fin dans les années 80 avec pour effet une augmentation des prix et la difficulté des canaux traditionnels, en particulier les bibliothèques, à pouvoir suivre cette évolution. Et vint le numérique. Il permit aux bibliothèques de diminuer les coûts d’achat, de stockage, de traitement et leur permit de rejouer pleinement leur rôle-pivot dans l’économie de la connaissance. Nous ne nous étendrons pas sur cette partie du texte car il reprend des idées, bien qu’ici finement étayés par les chiffres, déjà développés par ailleurs et connus de beaucoup et que nous ne sommes pas assez compétents en matière comptable. Nous ne résumerons que la partie récente afin de présenter les problèmes et enjeux.
Nos auteurs constatent tout d’abord que sur la courte période de 2001-2007, le volume de publications des presses universitaires n’a cessé d’augmenter. Ce faux signe de prospérité du secteur n’est absolument pas suivi par le nombre de ventes. Elles se caractérisent par une stagnation, voire une régression. Parallèlement, les acteurs ont commencé à s’adapter aux difficultés en convertissant peu à peu la source des bénéfices du modèle papier au modèle électronique : en 2007, 15 à 20% des gains provenaient du versant électronique de la production et de la vente. Et, naturellement, cette part va augmentant. En résumé, le modèle prend de plus en plus l’eau et se voit compléter, voire remplacer, progressivement par les sources de revenus de l’électronique. Une fois ce constat établi, les auteurs préconisent des mesurent à prendre pour parvenir à rendre de nouveau le secteur bénéficiaire.
En s’appuyant sur les données empiriques fournis par les comptes des éditeurs, mais aussi en interrogeant une cinquantaine de présidents d’université (d’Harvard, Princeton, Chicago, Duke etc.) et en interviewant plus de 500 membres d’universités, R. Wharton et A. Greco listent une série de mesures à prendre.
Il convient impérativement, et l’article insiste avec force dessus, d’abandonner le modèle traditionnel de vente : un achat=un texte imprimé. A. Greco et R. Wharton, défenseurs de l’Open Acess, veulent proposer des situations réalistes pour arriver à une édition électronique universitaire en O.A et préconisent un temps de mise en place de ce nouveau mode de production allant jusqu’à 2012-2013. Troisièmement, chaque université doit adopter pour ses presses un model économique basé sur l’OA. Pour s’y faire, ils recommandent en quatrième point de monter un modèle répondant à une analyse réaliste des coûts de production. En matière de financement, il s’agit d’adopter des solutions mixtes et de généraliser, malgré les oppositions des universitaires, le paiement d’une part importante des frais par les chercheurs ou, au mieux pour les pays développés, par leurs universités via les centres de recherche ou départements auxquels ils sont rattachés. Le financement des chercheurs concerneraient en particulier la participation aux frais initiaux de traitement des textes ou manuscrits à hauteur, par exemple de 250$, et, si le manuscrit est validé, une prise en charge d’une partie des frais du peer-reviewing à hauteur de 250$ environ également. Enfin, si le texte se voit retenu, il incomberait aux chercheurs de couvrir une partie des frais relatifs à la mise en ligne (entrer les données, faire connaître l’article au bases de données et sites en Open Acess etc.). Ces derniers frais pourraient représenter au total 10 000$ (il faut penser aux salaires, machines etc.). Il semble donc naturel que les institutions universtaires en paient une large partie. Mais ces coûts sont nécessaires si l’on défend l’Open Acess et par conséquent, une large diffusion du savoir, gratuite pour le public -ou presque- et accessible à tous. Cinquièmement, il est préférable d’adopter, si l’on veut continuer à passer pour une partie des commandes par l’impression, « l’Open-Access POD ». Il s’agit de conserver l’O.A mais de facturer à la demande (POD= « print on demand »), c’est-à-dire à la commande et non pas d’imprimer des stocks à écouler. Ce modèle fonctionnerait avec succès à certains des éditeurs associatifs (World Bank, National Academies Press etc.). Sixièmement, la communauté constituées par ceux qui sont concernés de près ou de loin par l’édition universitaire (travaillant avec les bibliothèques, les ONG etc.) doit élaborer une startégie marketing pour promouvoir le contenu en numérique dans les nations développées avec des titres relatifs en particulier au développement économique, la pauvreté, le mauvaise qualité de vie, le réchauffement climatique et la mondialisation. En septième point, promouvoir pendant cinq ans, afin qu’il devienne couramment admis et qu’il aille de soi, le livre électronique pour qu’il détrône symboliquement, ou du moins soit l’équivalent, du livre imprimé et de son aura prestigieux, dépôt tangible du savoir. Huitièmement, le passage dans les cinq prochaines années du papier à l’electronique doit inclure une renégociation des contrats des livres papiers. Parallèlement, l’université se doit d’inquer clairement sa nouvelle politique éditoriale qui commencera en 2010-2011 et les auteurs refusant d’inclure des closes sous O.A dans leurs nouveaux contrats seront de toute façon soumis à la célèbre loi du « publish or perish » qui contrebalancera les refus.
En résumé, l’analyse de l’évolution de l’édition traditionnel durant la dernière moitié de siècle conduit les auteurs a élaborer une stratégie explicitement définie en opposition au modèle des années 80, sorte de « dark age » de l’édition universitaire et qu’ils jugent néfaste : financements privés et édition privée. Pour le contrebalancer, ils proposent la généralisation de l’O.A. Celui-ci permettra de réaffirmer la mission première de l’université, la diffusion du savoir, et se verra appuyer financièrement par des fonds publics.
Crédits photographiques : TW Coolins, “Money”, licence CC
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Posté par dms3 le mai 15, 2009
Le droit d’auteur dans l’économie de la connaissance
Bruxelles, le 16.7.2008
La commission européenne voulait à travers ce rapport susciter un débat sur les meilleurs moyens d’assurer la diffusion en ligne des connaissances dans le domaine de la recherche, de la science ou de l’enseignement. L’Europe prend très au sérieux la question du droit d’auteur dans la mesure où nous sommes entrés dans la «société de la connaissance » et par conséquent de l’économie de la connaissance. Celle-ci a pour fondement, estime-t-elle, le droit d’auteur qui endosse le rôle de point d’équilibre entre le créateur/auteur, le producteur/investisseur et le consommateur. Le rapport veut surtout souligner les problèmes nouveaux rencontrés par les législations nationales sur le droit d’auteur et le nécessité de son adaptation aux nouvelles technologies. Nous présenterons donc surtout les points qui posent problème et qui risquent donc de changer au niveau législatif.
Le rapport porte sur la problématique générale des exceptions aux droits exclusifs prévues par le principal instrument législatif européen dans le domaine du droit d’auteur, la directive 2001/29/CE sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information L’autre instrument législatif sur le droit d’auteur qui intéresse l’économie de la connaissance, à savoir la directive 96/9/CE concernant la protection juridique des bases de données, a fait l’objet d’une analyse dans un rapport distinct. Certains aspects de cette directive, comme les exceptions et les limitations, seront toutefois évoqués également dans le présent rapport
L’un des problèmes fondamentaux avec l’avènement des nouvelles technologies est le changement de modèle économique dans la rémunération des acteurs et la tarification faite aux clients. Les auteurs (compositeurs, réalisateurs de cinéma, journalistes, etc.) et, surtout, les interprètes et exécutants soutiennent qu’ils ne tirent pas de revenus importants de l’exercice du nouveau droit de «mise à disposition» lié à l’exploitation en ligne de leur travail. Une directive européenne a déjà harmonisé le droit de reproduction, le droit de communication au public, le droit de mise à la disposition du public et le droit de distribution. Au fil de la procédure législative, les États membres ont progressivement mis en place la liste d’exceptions telle qu’elle se présente actuellement, comprenant une exception obligatoire et vingt facultatives. Cette liste a été élaborée dans l’idée de limiter le nombres d’exceptions possibles à ce droit, d’éviter qu’il perde son sens. La liste ainsi émise s’inspire d’une réserve connue sous le nom de « test en trois étapes ». Le test offre des critères légitimant la non-application absolue du droit d’auteur. Il provient et fut formulé dans un texte officiel pour la première fois à l’article 13 de l’accord sur l’ADPIC interprété par les organes des différents de l’OMC. Les trois conditions présentées sont 1) certains cas spéciaux, 2) absence d’atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre et 3) absence de préjudice injustifié aux intérêts légitimes du titulaire de droits s’appliquent de manière cumulative.
Elles sont relatives en particulier au droit de reproduction et concernent principalement les bibliothèques et les autres établissements de diffusion du savoir, c’est-à-dire les écoles, les universités etc.
La législation actuelle sur le droit d’auteur prévoit que les bibliothèques accessibles au public, les établissements d’enseignement, les musées et les archives jouissent d’une exception au droit de reproduction pour les actes de reproduction spécifiques sans finalité commerciale [article 5, paragraphe 2, point c), de la directive] et d’une exception limitée au droit de communication au public [article 5, paragraphe 3, point n) de la directive]. Les bibliothèques disposent d’un droit de reproduction afin de pouvoir en particulier préserver leurs pièces, d’en assurer un archivage pérenne et commode. Des dispositions législatives apparaissent dans tous les pays d’Europe. Ce droit est bien connu et ne pose pas de difficultés majeures exceptés le nombre de reproductions autorisées. Il reste pourtant encore le problème de la conversion en formats. Le rapport souligne que « ’exception au bénéfice des bibliothèques et les règles nationales qui la mettent en œuvre ne sont pas toujours claires sur des points tels que la conversion en différents formats («format-shifting») ou le nombre de copies pouvant être réalisées au titre de cette exception. » La question de leur conversion en différents formats nous conduit à parler de la numérisation et des problèmes qui en découlent.
Numérisation des bibliothèques :
L’exception au droit de reproduction est limitée à des «actes de reproduction spécifiques». L’article 5, paragraphe 2, point c), constitue la seule exception se référant expressément au premier terme du test en trois étapes inscrit à l’article 5, paragraphe 5, de la directive, selon lequel les exceptions doivent être limitées à «certains cas spéciaux». Ce dernier point concerne les bibliothèques. Les entreprises à finalité commerciale ne peuvent en bénéficier « Par exemple, pour numériser un livre, il faut d’abord le scanner. Si ce scannage est effectué par des personnes et dans des conditions qui ne sont pas couvertes par l’article 5, paragraphe 2, point c), l’autorisation préalable des titulaires de droits est requise pour que cette reproduction puisse avoir lieu. De même, la mise à disposition en ligne d’une œuvre numérisée suppose le consentement préalable du ou des titulaires de droits. »
Par ailleurs, les technologies numériques posent d’autres problèmes. Un débat a eu lieu à propos des liens et hyperliens que l’on rencontre fréquemment sur le web. En effet, un jugement a été fait en Allemagne et aux USA qui a conclu qu’ils ne constituaient pas une atteinte au droit d’auteur. Un autre jugement, à Erfurt, relatif aux miniatures inclues dans des documents en ligne a en revanche conclu qu’il fallait l’accord du titulaire des droits. Ces problèmes apparemment anodins, auxquels nous ne penserions pas, doivent trouvés une solution législative si l’on veut efficacement défendre un haut degré de protection des droits d’auteur. Ces nouveautés traduisent aussi la nécessité de savoir adapter la législation à un monde en évolution rapide. Ce type de problèmes explique l’existence de ce livre vert.
Ce besoin d’adaptation de la législation peut être illustré par la mise à disposition des œuvres numérisées par les bibliothèques. On autorise la consultation des œuvres numérisées seulement pour des fins de recherches ou d’études privées au moyen de terminaux spécialisés situés dans les locaux de ces établissements ([article 5, paragraphe 3, point n) de la directive). Mais, compte tenu des nouvelles possibilités qu’offrent les nouvelles technologies, ne serait-il pas préférable de faire évoluer la législation afin de permettre le consultation à distance ?
Les oeuvres dites transformatives
Il ne faut pas confondre les oeuvres dérivées et transformatives. Ce mot nouveau, issu du droit américain, désigne le fait de prendre une oeuvre, de la transformer en lui ajoutant ou en lui retranchant quelque chose. La Joconde de M. Duchamp est une oeuvre transforlative selon le droit américain tandis que les films adaptés de livres par exemple sont des oeuvres dérivées. La nuance est subtile mais existe en droit américain et est utilisée par le livre vert. Actuellement, la directive ne contient pas d’exception permettant l’utilisation de contenu existant protégé par le droit d’auteur pour créer des œuvres nouvelles ou dérivées. L’obligation d’autorisation des droits préalablement à toute mise à disposition de contenu transformatif peut être perçue comme un obstacle à l’innovation en ce sens qu’elle empêche la diffusion d’oeuvres nouvelles et potentiellement intéressantes. Cependant, avant d’instaurer une exception éventuelle pour les oeuvres transformatives, il faut déterminer avec précision les conditions dans lesquelles une utilisation transformative pourrait être autorisée, de manière à éviter toute atteinte aux intérêts économiques des titulaires de droits sur l’oeuvre originale.
Exception au bénéfice des personnes affectées d’un handicap
Il existe une grande diversité des situations concernant les exceptions au bénéfice des personnes handicapées. Mais tous les pays œuvrent selon un principe commun -facilité l’accès aux œuvres à cette population- et s’appuient sur le réseau des bibliothèques pour éviter les abus. Certaines personnes ont argué que cette exceptions ne serait pas valable car les œuvres littéraires sont protégées aussi en tant que base de données. Mais selon le document de travail des services de la Commission du 19 juillet 2004, cette situation pourrait survenir lorsque l’œuvre littéraire en question, telle qu’une encyclopédie, bénéficie d’une double protection, en tant qu’œuvre et en tant que base de données.
Dans certains pays, comme le Danemark, la Finlande, la Suède et la France (jusqu’en janvier 2009), l’exploitation des œuvres à des fins d’illustration dans le cadre de l’enseignement et de la recherche scientifique est subordonnée à la conclusion d’accords collectifs étendus entre les sociétés de gestion collective et les établissements d’enseignement. Malgré les avantages d’un système d’octroi de licences collectives étendues (les établissements peuvent négocier les contrats qui correspondent le mieux à leurs besoins), cette forme d’octroi des licences présente le risque qu’aucun accord ou qu’un accord relativement restrictif ne soit conclu, créant ainsi une incertitude juridique pour les établissements d’enseignement3.
Le livre vert est un rapport qui fait le point et veut ouvrir des débats conduisant à des solutions juridiques. Nous avons vu un certain nombre de problèmes en voie de résolution. Il en existe d’autres dont la réflexion au niveau européen commence à peine à être traiter sérieusement. Les oeuvres orphelines et les technolologies numériques en sont une bonne illustration. La Commission européenne a mis en place un groupe d’experts de haut niveau sur les bibliothèques numériques, réunissant les parties concernées par les oeuvres orphelines. Le maître-mot est le nécessité d’une harmonisation. Ce dernier exemple conduit encore une fois à se demander : est-ce que la législation est adaptée à des technologies en constante évolutions ? Outre l’importance économique du secteur, l’Europe est particulierement soucieuse d’assurer une bonne circulation de la connaissance car elle estime qu’il s’agit de la cinquième liberté fondamentale. Elle défend donc un niveau de protection élevé du droit d’auteur car il est essentiel à la création intellectuelle pour le producteur (investissement), le consommateur, l’auteur (revenu) et « public en général ». Enfin, l’Europe estime qu’un droit d’auteur bien défendu, et plus généralement la propriété intellectuelle, est un puissant vecteur d’ innovation.
Crédits photographiques : Zigar, “En travaux, Paris”, licence CC
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Posté par dms3 le mai 15, 2009
HOW READERS NAVIGATE TO SCHOLARLY CONTENT.
Comparing the changing user behaviour between 2005 and 2008 and its impact on publisher web site design and function, Simon Inger, Tracy Gardner.
Beaucoup de chercheurs se sont penchés sur les comportements des utilisateurs d’internet dans leur quête d’un article ou d’une information. L’originalité de cette étude réside dans son approche. Simon Inger et Tracy Gardner s’intéressent au point de départ des recherches des universitaires. L’article présent reproduit une étude menée en 2005 par nos auteurs pour le Scholarly Information Strategies. Ceux-ci ont procédé de la même façon et poser les mêmes questions afin de voir l’évolution des comportements. Des questions ont été envoyées aux lecteurs de Annual Reviews, Nature et PNAS. L’enquête première a eu 481 réponses celle-ci 782. Le découpage géographique ne s’est pas montré pertinent (les chercheurs asiatiques ont augmenté, par exemple, mais ils ont les mêmes pratiques)
L’écart des années a peu influé sur les résultats. Ils offrent de subtiles changements, des évolutions sans secousses ou bouleversements. La constance des utilisateurs tend à valider leurs comportements comme des préférences ou des tendances profondes. Elles sont visibles entre autres à travers les caractéristiques qu’ils sollicitent sur les sites des éditeurs ou les technologies proposées par les bibliothèques qu’ils utilisent. Un changement notable cependant est à souligner. Les lecteurs arrivent désormais plus souvent dans le site du web journal de l’article désiré ou au résumé de l’article.
La disparition continue d’étapes intermédiaires oblige les web designers à penser autrement. Il s’agit de bien concevoir les caractéristiques, l’aspect et les fonctionnalités du site en tenant compte, si possible, des attentes des utilisateurs. Dans l’ensemble, ces derniers plébiscitent les services d’alerte (alerting service) et dédaignent la personnalisation et les fils RSS. Quelle est la meilleure façon de concevoir un site pour un éditeur ? Quelles données mettre en avant ? L’étude se concentre sur trois comportements de lecteurs : leur rapport aux e-revues, la recherche de citations et leur parcours des sites. A ces trois comportements, s’ajoutent et se combinent des questions sur leur point de départ.
Depuis 2005, les pratiques ont légèrement évolué. Auparavant, le point de départ d’une recherche de citation se faisait sur la page d’une bibliothèque ou les OPACs (Online Public Acess Catalog) , suivis par des bases de données spécialisées (A&I). Ces dernières ont dépassé les bibliothèques et les moteurs de recherche ont gagné en popularité au détriment des autres points de départs. Les auteurs s’étonnent du nombre de personnes allant directement sur le site d’une revue, signe que les lecteurs connaissent assez leurs contenus pour les consulter directement depuis un marque-page ( bookmarked). Ces changements ne sont en vérité que des tendances. Les bibliothèques, par exemple, passent, sur une échelle allant de 0 à 5, de plus de 4 à un peu moins de 4 tandis que les A&I se situaient entre 3,5 et 4, et tendent désormais vers le 4,5. Les gateway journals (?) se maintiennent aux alentours de 2.
Pour se tenir au courant des nouveautés d’une revue, les lecteurs partent principalement de leurs alertes emails ou vont directement sur la page d’accueil de la revue depuis leur marque-page. Ensuite viennent les bibliothèques, les A&I et les moteurs de recherche. Pour ces deux derniers, le nombre d’utilisateurs y allant directement est en augmentation. Les gateway journals, les sites spécialisés ou les sites des sociétés universitaires sont rarement le point de départ.
Les enquêtés à la recherche d’une documentation sur un sujet précis se tournent volontiers vers les bases de données spécialisées et -en deuxième point de départ et de plus en plus- vers les moteurs de recherche. Une deuxième tranche de points de départ dans ce cas de figure, mais beaucoup moins utilisés et tous en baisse, sont entre autres les pages d’accueil d’éditeurs, les gateway journals et les alertes emails. Notons que malgré leur faible score, les pages d’accueil des revues sont davantage consultés en premier lieu qu’en 2005. Ce qui peut paraître étonnant dans la perspective d’une recherche générale sur un sujet. Peut-être est-ce dû au fait que les internautes connaissent bien leur contenu, leur font confiance etc.
Les bibliothèques dominent comme point de départ de nombreux comportements, directement, ou le plus souvent indirectement en étant l’intermédiaire privilégié vers d’autres sites et bases d’information. Ceux qui parcourent les sites des bibliothèques estiment dans leur très grande majorité que les technologies (fonctionnalités ? technology) mises à disposition par ces sites affectent 95% du temps leur façon de naviguer sur les e-revues. Par conséquent, les éditeurs doivent veiller à ce que le contenu de leur site permet au liens de pointer vers eux (grâce à l’OpenURL). Il faut s’assurer de l’interopérabilité et s’assurer que les liens amènent directement à l’article voulu.
Les chemins de liens menant aux articles sont multiples et nombreux. Mais quel est le lien de départ des enquêtés vers un article se trouvant sur une e-revue ? Ce sont les sommaires envoyés par des alertes emails qui l’emportent largement. Suivent ensuite les liens contenus dans les références des articles et les liens envoyés par des collègues ou des pairs dans leurs mails. Les fils RSS ne sont presque jamais le lien de départ vers un article bien que leur score ait doublé, passant de 0,5 à 1 sur une échelle allant de 0 à 5. Face à ce doublement, doit-on s’attendre à ce qu’ils se développent ?
Afficher et multiplier les liens qui mènent vers le contenu que l’on possède sur le plus grand nombre de sites et de canaux (channels) est une stratégie payante. A l’opposé, héberger physiquement son contenu sur de multiples plates-formes est nuisible sauf si l’on vise des secteurs de marché bien distincts. On ne pourra jamais connaître l’ensemble des motivations qui conduisent un internaute à préférer tel ou tel point de départ pour ses recherches. C’est pourquoi on ne peut se faire d’idées pré-conçues sur leurs comportements. Il paraît donc judicieux de ne négliger aucune option de navigation possible et de s’adapter. Il convient de faire attention à ce que son contenu soit correctement indéxé par Google, de mettre sous XML les méta données des articles afin qu’ils soient correctement collecter (harvesting), supporter les liens profonds, préférer l’OpenURL, promouvoir son contenu auprès des A&I clés.
L’idéal est d’arriver directement à l’article désiré. Le lieu d’arriver sur un site dépend néanmoins des opérations faites avant, du lien que l’on prend, de problèmes techniques du lien en amont etc. Arrivés sur le site, les utilisateurs universitaires ont évidemment des préférences en terme de fonctionnalité et services proposés. Ils apprécient en premier lieu les alertes mails des sommaires des revues et les alertes des citations qu’on fait d’un de leurs articles mais ils n’aiment pas les alertes portant sur des recherches précédentes, c’est-à-dire l’envoi d’un message d’alerte si un nouveau document correspond à une de leurs anciennes recherches sur le site. Ils sollicitent également la fonction recherche des sites des éditeurs de e-revues et aiment bien qu’on leur propose des articles ou du contenu proche de l’article qu’ils consultent, qu’ils puissent télécharger des images pour leur utilisation personnelle. Ils aiment aussi le “ « cited by » forward citation linking” (?) et le « reference linking ». Les fonctions jugées inutiles sont clairement le lien amazon, la possibilité de personnalisation et les fils RSS.
Pour attirer le plus de lecteurs, il ne faut négliger aucune possibilité d’accès à son site. Une chose est frappante dans cette enquête : les chercheurs apprécient les services peu sophistiqués.
Simon Inger a travaillé dans la journals industry pendant plus de 20 ans. Il a notamment travaillé pour CatchWord. Ils s’est intéressé aussi bien au business d’une revue (marketing, plan financier etc) qu’aux aspects techniques (technologies, l’OpenURL etc.).
Tracy Gardner a plus de trente ans d’expérience en marketing et communication dont dix passées dans l’industrie des revues que ce soit avec CatchWord et Ingenta, CABI Publishing ou Scholarly Information Strategies. Elle travaille à son compte désormais en faisant du conseil marketing.
Crédits photographiques : ntr23, “http:www”, licence CC
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Posté par dms3 le mai 15, 2009
Résumé de The Citation Advantage of Open Access Articles et de Finding open access articles using Google, Google Scholar, OAIster and OpenDOAR de Michael Norris, Charles Oppenheim and Fytton Rowland du Department of Information Science, Loughborough University, UK, ainsi que de la thèse The citation advantage of open
Nous avons résumé ces trois études dans un même papier à cause de leurs thèmes et auteurs communs. Ces deux articles et cette thèse se présentent comme des travaux de bibliométrie visant à déterminer les avantages comparés des article publiés sous OA ou TA (toll access) par rapport au nombre de fois où d’autres articles les citent. L’enjeu est de taille puisque le nombre de citations déterminent l’impact et l’importance d’un article selon certains systèmes de classement et certains modèles de financement. Aussi, ces travaux, en particulier l’article Finding open access articles using Google, Google Scholar, OAIster and OpenDOAR, s’intéressent-ils aux outils que sont Google et Google Scholar, OAIster et OpenDOAR. Nous présentons les résultats de leur recherche en deuxième partie. Nous n’avons pas fait de distinction entre les textes des travaux. Ils sont mêlés même si parfois nous mentionnons la source précise
Quatre domaines universitaires, l’écologie, les mathématiques appliquées, la sociologie et l’économie, furent choisis pour déterminer s’il y a un avantage, du point de vue du nombre de citations dont fait l’objet un article, entre deux versions d’un article publiés l’une en OA et l’autre en TA (toll access, c’est-à-dire des articles pour lesquels on paye des droits d’accès).
L’un des objectifs de ces travaux était d’inciter, chiffres bibliométriques à l’appui, à l’auto-archivage en OA des articles en sachant que seuls 15% des auteurs l’ont fait en 2005, avec cet argument : l’article en OA a un plus fort impact que celui en TA. Par ailleurs, avoir accès librement pour quiconque aux travaux de recherche permettrait, en reprenant un argument de Steven Harnad, d’accroître l’accès et l’impact de la recherche en général et tiendrait compte de ceux qui la financent par les impôts que ces derniers payent.
Ces travaux confirment les résultats obtenus par Eysenbach qui ne s’était intéressé qu’aux revues les plus prestigieuses, ceux à fort impact : l’OA augmente le nombre de citations d’un article.
Sur un échantillon de 4633 articles examinés, 49% d’entre eux étaient en OA. Ces derniers avaient en moyenne un nombre de 9,04 citations contre 5,76 pour ceux en TA. Ce constat est à affiner selon les disciplines. La sociologie a l’avantage le plus conséquent alors que le nombre d’articles en OA est le plus petit et l’écologie, qui est l’avant-dernier en pourcentage d’articles en OA, a le plus grand nombre de citation individuelle en OA mais le plus petit « citation advantage ». L’économie a le pourcentage plus important d’articles en OA et se trouve après la sociologie en citation advantage. Le compte des citations a été fait à partir de the Web of Science et les articles en OA déterminés par des recherches effectuées sur OAIster, OpenDOAR, Google et Goggle Scholar. Ces outils sont examinés dans la deuxième partie de notre résumé.
Tous les auteurs, ou presque, s’accordent sur le fait que les articles en OA sont plus fréquemment cités que les autres. En revanche, il existe deux groupes qui débattent pour savoir s’il s’agit d’une qualité propre à l’OA ou non. Soyons clairs : les auteurs de nos articles ne tranchent pas la question, avouent leur incapacité à prendre position au vu des résultats trouvés et préfèrent exposer les différents avis de leurs confrères et le résultat de leurs recherches. Néanmoins, ils ont l’honnêteté d’affirmer leur préférence, c’est-à-dire encourager le développement de l’OA car, au fond, qu’importent les causes profondes des avantages de l’OA pourvu que ces avantages existent (voir aussi en introduction l’objectif des travaux).
Lawrence Harnard et Anderson constatent un avantage certain pour les travaux publiés en OA quant au nombre de citations reçues mais ne trouvent pas de causes évidentes permettant de l’expliquer. Selon Lawrence, les articles online, et spécialement ceux en OA, sont 4,5 fois plus cités car il sont plus facilement disponibles. L’équipe de Kurtz y voit plusieurs raisons (d’après une étude portant sur l’astronomie) : l’EA (early access), en particulier pour les preprints qui leur permettent d’avoir une sorte de temps d’avance, et le SB (self-selection bias, c’est-à-dire la sélection des meilleurs travaux par l’auteur lui-même vu qu’ils seront librement accessibles) sont les principales.
Dans la lignée des travaux d’Antelman (2004), Norris et al. ont démontré, en le faisant pour la première fois pour l’écologie et les mathémathiques appliquées, un avantage sans conteste pour les articles en OA, que l’on inclue ou non l’auto-citation (par les membres de la même revue).
En effet, ils constatent un avantage de 94% en sociologie (donc le double ou presque), de 82% en économie et de 135% en écologie (avantage qui a plus que triplé entre les deux moments de l’étude). Ils ont remarqué également que les OA ne sont que 19% à ne pas être du tout cités contre 31% des TA. De façon générale, les avantages en terme de citations de l’OA est de 72% et, en excluant l’auto-citation (citations faites par les membres d’une même revue ou soi-même) le score s’élève à 102%.
Eysenbach (2004-2005) a constaté sur un échantillon d’articles que 49% des articles en TA n’étaient pas cité au bout de six mois contre 36,8% pour les OA. Même si ces résultats semblent impressionnants, il faut se souvenir que le pic de citations n’intervient, généralement, que trois ans après publication.
Bien qu’il ait travaillé sur un échantillon réduit, Eysenbach (2006) pense que publier un article en OA facilite bien plus la diffusion de la connaissance que l’auto-archivage. Harnad conteste les affirmations d’Eysenbach en rappelant que son étude ne prend appui que sur un seul journal. En outre, Harnad ne priviligie pas, dans un de ses études menée sur des revues de sciences pures, un facteur particulier qui serait plus déterminant que l’autre dans la diffusion et le nombre de citations. En d’autres termes, il s’agit d’une combinaison, l’un particpant de l’autre, et non pas d’un facteur absolu.
Harnad liste six facteurs qui pourraient justifier un avantage de l’OA :
1.AA : arXiv Advantage : l’avantage, spécialement en physique chez arXiv, de l’auto-archivage dans un centre considéré comme une référence. Les articles « arXivés » sont deux fois plus cités en moyenne que les autres. Mais ce dernier avantage serait essentiellement dû à l’EA (voir après).
2.CA : Competitive Advantage : l’auto-archivage à un avantage sur le non-archivage.
3.EA : Early Advantage (view) : les preprints (avant peer reviewing) en OA peuvent potentiellement recueillir des citations plus tôt, ils ont en quelque sorte un temps d’avance. Les preprints sont beaucoup plus lus que les posts selon l’enquête d’Harnad. Ceci dit, Metcalfe conclut en s’appuyant sur les travaux de Schwarz et Kennicutt (2004) que sur le long-terme il n’y a pas de différences entre les pre- et postprints. Il constate en revanche que les articles d’arXiv sont beaucoup plus cités par le simple fait d’être dans ce repository (ce qui contredit la remarque de Harnad notée plus haut pour l’AA).
4.QB : Quality Bias : les auteurs ont tendance à auto-archiver leurs meilleurs textes.
5.QA : Quality Advantage (differential) :
6.UA : Usage Advantage, les OA sont téléchargés et lus trois fois plus.
En revanche, Kurtz et son équipe réfutent l’idée de qualités spécifiques à l’OA qui permettraient d’expliquer ce phénomène. Pareillement, les chercheurs Davis et Fromerth (2006), et Moed (2006) ne pensent pas que l’OA augmente automatiquement le nombre de citations et estiment que le SB et l’EA l’expliquent amplement. Ces trois auteurs, ainsi que Kurtz et Henneken, se demandent si le fait d’archiver son article dans un repository réputé comme arXiv ne suffit pas à l’expliquer. Kurtz et al. mettent en avant l’accessibilité à l’article (texte complet, politique de l’éditeur etc.). En ce sens, Craig ne trouve pas d’avantages propres à l’OA et juge que le simple statut d’OA d’un article n’a pas ou peu d’impact. Kurtz and Henneken (2007) ajoute qu’il existe d’excellentes raisons pour un changement du système de publication scientifique en faveur de l’OA, mais les avantages en matière de citations n’en fait pas partie.
Voici reproduit un schéma contenu dans la thèse de Norris synthétisant les causes qui pourraient expliquer le nombre de citations d’un article indépendamment de sa qualité d’OA ou non :
Prestige de l’auteur
Nombre d’auteurs
Structure d’appartenance de l’auteur
OA/TA → Classement de l’institution → dés/advantage pour être cité
Culture de l’organisation
Considérations économiques
Impact du journal, etc
Une des explications tentantes et l’un des arguments a priori évident des avantages de l’OA concernent les chercheurs des pays pauvres. En effet, on sait que l’OA s’est notamment dévéloppé à cause des coûts trop élevés et en constante augmentation de l’abonnement aux revues pour les bibliothèques. Etonnamment, les chercheurs de ces pays, ainsi que l’Italie, l’Espagne, l’UK et le Japon, citent davantage des travaux d’articles en TA et produisent moins d’articles en OA. Smith précise que l’OA facilite l’accès aux articles pour ces pays mais se montre sans effet s’ils n’ont pas accès à Internet à cause de problèmes d’infrastructures. Mais est-ce suffisant pour l’expliquer ?
Si l’on s’attarde un peu sur la géographie de l’OA, on constate que les plus grands producteurs d’OA sont l’Amérique du Nord et l’Europe à l’exception de l’UK dont les chercheurs en produisent peu. Ce dernier pays rattrape cependant son retard. L’Amérique du Nord en plus d’avoir le plus d’articles en O, compte le plus de revues ayant un grand facteur d’impact. En plus de la culture des pays, il faut considérer la culture de chacune des disciplines. La sociologie, par exemple a une forte culture de l’auteur et comptabilise le plus d’articles en TA . En tous cas, il semble clair que plus le facteur d’impact du journal est élevé, plus celui-ci contient d’articles en OA comme l’ont découvert nos auteurs à travers l’échantillon de la discipline écologique.
Nous savons que les chercheurs accordent une grande importance dans leurs travaux bibliométriques à la présence ou à l’absence d’un processus de peer review. Pour Henderson (2002, p.156), par exemple, l’intégrité des rapports scientifiques est le souci des éditeurs scientifiques aidés par leur comité de lecture. Nous souhaitons présenter ici quelques points présents dans la thèse de Michael Norris qui traite en partie de cette question.
Le processus du peer review est, malgré ses mérites reconnus, sujet à débat et perçu, souvent, avec suspicion. On lui reproche d’être la source de retards, de mauvaise gestion et de discussion autout de son efficacité. De Vries (2001) rapporte les propos de l’éditeur de British Medical Journal : « peer review is erroneously credited as being “a good method of keeping poor quality work from publication, whereas the evidence suggests that with persistence even the most flawed work will eventually find a home. Considerably less than five percent of papers in current journals contain a message that is both scientifically sound and relevant to doctors “
Meadows (1998) à travers deux études montre qu’en insistant les auteurs peuvent voir leur article publié malgré un refus émis par un comité de lecture. Les trois quarts des articles refusés par le British Medical Journal se sont vus publiés ailleurs. Une deuxième étude estime quant à elle que cela concerne 60% des articlles rejetés. Dans une étude précedente, Cronin et McKenzie (1992) ont évalué que sur les 101 manuscrits refusés par le prestigieux Journal of Documentation, 28% d’entre eux ont trouvé preneur ailleurs, principalement dans un journal ayant un plus faible impact.
Les imperfections du procédé sont également relevés par Ginsparg. Ceux qui ne connaissent pas encore le peer review vont rapidement apprendre que : « peer-reviewed journals do not certify correctness of research results. Their somewhat weaker evaluation is that an article is a) not obviously wrong or incomplete, and b) is potentially of interest to readers in the field. The peer review process is also not designed to detect fraud, or plagiarism, nor a number of associated problems” (Ginsparg 2003).
Weller (2001), conclut son analyse en ces termes : « editorial peer review is messy and does not always work as it should, but it is essential to the integrity of scientific and scholarly communication”. En ce sens, Davies et Greenwood (2003) ont mené une enquête avec le JISC (Joint Information Systems Committee) où ils ont découvert que beaucoup des auteurs et lecteurs sont d’accord sur le coût et la perte de temps que représente le peer review. Mais, ils restent attachés à celui-ci et l’estiment important pour au moins 80% d’entre eux.
Il a été question de l’auto-archivage précédemment et nous aimerions donc nous y attarder un peu plus.
Bergstrom et Lavaty (2007) observent que les articles auto-archivés représentent 90% des revues les plus cités contre 50% des revues les moins cités. Les articles auto-archivés se trouvent donc essentiellement dans les revues les plus cités. Ce qui ne veut pas dire que la plupart des auteurs le pratiquent (seulement 24% des sociologues par exemple) malgré ces chiffres impressionnants. Ces chercheurs en concluent que l’auto-archivage est la norme pour les chercheurs « intensifs » des revues les plus en vue, ayant le plus fort degré d’impact et émanant des meilleurs institutions. Pour Bergstorm et Lavaty, la culture et les normes de publication des pairs est le facteur qui incite le plus un auteur à s’auto-archiver.
Lawrence (2001) dans une étude où il démontrait que les articles gratuits avaient un plus grand impact a par la même occasion donné un argument de poids et allant de pair avec l’auto-archivage. D’autant que pour lui, le nombre de citations est un bon moyen pour un auteur de connaître la qualité de son travail. Mais, il paraît logique d’avancer que si tout le monde le fait, alors l’avantage de l’auto-archivage disparaît.
Les résultats des recherches présentés dans notre I.1 semblent confirmer des lois bien connus de la bibliométrie que nous aimerions brièvement présenter pour mieux en dégager la caractéristique commune essentielle.
Il s’agit de la loi de Lotka qui met la productivité des auteurs en formule (xny = c où y est la proportion (portion) d’auteurs faisant x contributions chacun et où n et c sont les paramètres qui dépendent du domaine analysé), de celle de Bradford qui s’intéresse à la dissémination des articles et à celle de Zipf relative à la fréquence d’un mot (ab2= k a represente le nombre de mots pour une occurrence donnée et b le nombre d’occurences). Nous ne saurions décrire et expliquer chacune de ses approches et formules. Elles dépassent nos compétences. Néanmoins, d’après les résultats et explications données par Michael Norris dans sa thèse, nous pouvons les synthétiser ainsi : l’activité entraîne l’activité : plus un chercheur ou un journal produisent d’articles ou de citations, plus ceux-ci en produisent et finissent par couvrir le terrain des citations et des articles.
Cette dernière remarque pourrait expliquer un des avantages des preprints en OA et la croissance continue du nombre d’OA. Ces lois synthétisées expliqueraient peut-être les résultats obtenus par Davis (2006). Il constate en effet que les articles republiés, pour ne pas dire dupliqués, voire multipliés, dans différents journaux – ces articles couvrent donc le champ le plus possible – sont plus souvent cités que les autres. En ce sens, Seglen (1992) constate qu’une minorité d’articles génèrent la majorité des citations (la citation entraîne la citation) et influe considérablement sur le facteur d’impact d’un journal. Inversement, il remarque que la moitié des articles (25% chez Garfield) n’est pas du tout citée (le silence entraîne le silence). Ces lois sont bien sûr à prendre avec des pincettes comme le rappelle Hertzel, cité par Michael Norris dans sa thèse.
L’article de Michael Norris, Charles Oppenheim et Fytton Rowland, Finding open access articles using Google, Google Scholar, OAIster and OpenDOAR, dont on trouve de nombreux échos dans la thèse de Michael Norris, s’est focalisé sur l’efficacité des outils de recherche pour trouver des articles académiques approuvés par des comités de lecture (« peer reviewed ») en OA sur le web. Quatre ont été sélectionnés, Google et Google Scholar, OAIster et OpenDOAR, et les domaines universitaires réduits à trois en excluant les mathématiques appliquées. Alors que le nombre de repositories décolle (v. fig.1), il paraît judicieux de comparer les mérites des différents outils permettant de trouver le texte souhaité.
Un échantillon pris au hasard de 628 articles a été examiné des 10 119 articles des 112 journaux d’écologie de 2003 figurant en 2005 dans le Journal Citation Reports, ainsi qu’un échantillon de 966 articles de 2003 issus de 21 revues économiques choisies spécialement pour leur facteur d’impact moyen et enfin 925 articles prélevés dans des revues dont l’impact est élevé en sociologie et datés de 2004. Les quatre outils furent employés. L’OAIster et OpenDOAR ont toujours été sollicités. En cas d’absence de réponses, Google Scholar était interrogé et, pareillement, en cas d’échec, ce dernier était remplacé par Google.
Sur 2519 articles, 967 avaient une version OA sur le web (soit 38,39%). Ce point est à nuancer. Il nous faut constater que le pourcentage d’articles en OA est assez élevé en économie (54,45%) et plutôt faible en sociologie (24,32%). Google et Google Scholar en ont trouvé 76.84%. Globalement, OpenDOAR et OAIster affichent des résultats décevants, mais des progrés sont à noter. Seul en économie OAIster et OpenDOAR présentent un intérêt relatif. Ils ont réussi à trouver 39,35% des articles d’économie. Notons qu’en ce qui concerne la sociologie, qui a, rappelons-le, le plus faible taux d’articles en OA, la majorité des articles ont été trouvés par Google et Google Scholar. Ceci suggèrerait que les auteurs pratiquant le self-archiving de leurs travaux, dans ce domaine tout du moins, n’utilisent pas les reposotories que pourraient localiser OAIster et OpenDOAR.
Le succès relatif d’OAIster et OpenDOAR serait dû au fait qu’ils font l’harvesting (la collecte automatique de sites Internet au moyen d’un harvester, un robot) des métadonnées venant du RePEc (research papers in economics) et de la nécessité pour les chercheurs de partager les résultats de leurs recherches informelles dans des publications collectives telles que les colloques. L’ OAIster, en revanche, est connu pour utiliser l”OAI-PMH ( (Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting) et détenir ainsi des metadonnées sur plus de 10 millions d’articles déposés dans des repositories. Antelman en 2006 a examiné les pratiques d’auto-archivage dans les sciences sociales, en prenant, à peu près, 2000 articles. Elle constate que 59% des économistes s’auto-archivent contre 24% en sociologie. Antelme l’explique par des cultures spécifiques à chacun de ces domaines du savoir : les auteurs en sciences sociales n’ont pas une tradition, une culture de partage du savoir et des informations comme, par exemple, en s’échangeant des articles preprints. L’économie, bien que faisant évidemment partie des sciences sociales se caractérise néanmoins par une forte dépendance mutuelle en matière d’information et incite, par conséquent, à partager les recherches dans des repositories avec les confrères.
Une étude menée par Bergstrom et Lavaty en 2007 confirme la suprématie de Google et de son puîné Google Scholar sur OAIster pour trouver des articles en sciences économiques et politiques. L’étude menée par Norris, Oppenheim et Rowland, est intéressante également parce qu’ elle révèle que tous les articles disponibles sur RePEc ne sont pas enregistrés par OAIster alors que ce dernier présente, comme nous l’avons vu, le RePEc comme une de ses sources de recherche (en effet, en interrogeant ces bases de données, Bergstrom et Lavaty constatent que le RePEc touve 27% des articles demandés contre 19% environ par OAIster).
Les résultats pour les articles en OA, en les groupant par sujet étaient, pour Google et Google Scholar combinés, de 99.07% en écologie, de 60.65% en économie, et de 93.33% en sociologie. Ce dernier chiffre montre une évolution vers la baisse pour Google et GS -au profit de OAIster- par rapport à une première étude similaire menée en 2003 et qui donnait 98.37% d’articles en sociologie. En revanche, les deux outils de Google ont progressé en écologie passant de 96, 27% à plus de 99% entre la première et la seconde étude.
Jacsó a examiné de près les performances de Google Scholar, et bien qu’en général extrêmement critique, il reconnaît que « GS is good for locating relevant items, leading users some of the time to an open access version of a document » mais précise que GS « is not appropriate for bibliographic studies ».
Markland a comparé Google et GS en prenant 25 articles localisés dans des repositories britanniques différents. Google les a tous trouvés. GS en affiche 17 dont trois trouvés ailleurs que dans les repositories. En revanche, quand Markland a interrogé directement les repositories en utitilsant des mots-clés ou des titres pris dans leurs propres registres, trois articles ne furent pas trouvés. Google apparaît comme le grand gagnant de cette comparaison en terme de performance. La performance de Google Scholar n’en est pas pour autant négligeable. Elle a été évaluée par Walters via sept bases de données (Academic Search Elite, AgeLine, AricleFirst, GEOBASE, POPLINE, Social Sciences Abstracts and Social Sciences Citation Index). Google Scholar, sur 155 articles-tests à trouver, a réussi à hauteur de 93%, soit une différence à l’avantage de Google Scolar de 27% contre son rival le plus proche, le Social Sciences Citation Index. Ces résultats sont à saluer. Jacsó reconnaît également que Google Scholar s’est amélioré et rappelle qu’il ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.
Les grands gagnants de cette enquête sont sans conteste Google et Google Scholar. Ce sont les meilleurs outils pour trouver et retrouver des articles d’universitaires. OAIster et OpenDOAR sont efficaces pour la majorité des données qu’ils possèdent des institutional repositories. Les chercheurs, globalement, ne s’auto-archivent pas chez eux ou, s’il le font, c’est dans des repositories non-compatibles ou non-enregistrés ou non-accessibles à ces outils. Aussi, peut-être ceci s’explique-t-il par le fait que les chercheurs préfèrent auto-archiver leur travail sur leur propre site ou celui de leur département de recherche qui ne peuvent ni l’un ni l’autre être collectés par des outils comme OAIster alors que Google et Google Scholar en sont capables. Un résultat obtenu par Carr (2006) va dans ce sens et montre que les universitaires l’ont bien compris. Il constate que les recherches effectuées par les chercheurs sur le web et désireux d’avoir des articles du repository de Southhampton utilsent à 76,05% Google, 15,25 Google Scholar et 4,93% Yahoo (qui n’a pas été étudié ici). Le suffrage des universitaires est net : ils sollicitent Google en premier lieu car ils le jugent probablement comme étant le plus performant des outils.
Rappelons pour conclure à la suite d’Harnad que les algorithmes utilisés par les robots pour collecter des données peuvent être défaillants. Des erreurs sont possibles, évidemment, par les chercheurs eux-mêmes lors de la citation : erreurs dans la citation/référencement (pas comptabilisé), articles cités et non-lus, importance de l’article cité ne dépendant pas du nombre de citations. On a par ailleurs remarqué que beaucoup d’auteurs rechignent à citer d’autres points de vue ou omettent de le faire (v. Smith 1981, pp.87-93: Baird & Oppenheim 1994, pp.7-9: MacRoberts & MacRoberts 1996, pp.436-438: Liu). Malgré toutes ces critiques sur le référencement des citations et son utilité pour juger de l’impact d’un article, il nous suffut de dire que nous n’avons pas d’autre outils unanimement reconnus pour l’instant.
Nous savons que les études de nos trois auteurs ont été menés à l’aide des célèbres outils Webofscience et l’IF de l’ISI. Il est intéressant de connaître un peu mieux leur fonctionnement et justifications.
L’ISI indexe environ 8700 des revues peer reviewed sur les 26000 estimés. Ce nombre est justifié par la loi de Bradford sur la diffusion. Cette loi démontre qu’un nombre peu conséquent de revues publient l’essentiel des recherches scientifiques significatives. Ainsi, les revues entrent ou sortent de l’index d’ISI en fonction de leur diffusion et de leur utilité stastistique. Parmi les critères de sélection figurent les statistiques de citation et l’IF (Impact Factor = nombre de citations sur deux ans d’articles publiés dans une revue dans les autres revues / le nombre d’articles produits par cette revue pendant cette même période.)
Cependant, Dess (2006) a mis en évidence que Scopus a un léger avantage (1,2%) sur le Web of Science (WoS) pour le nombre de citations comptées. Ces résultats ont été contestés par Roth et Jacso. Ce dernier continue à penser que leWoS est toujours le meilleur pour le nombre de documents et le nombre de documents qu’on peut chercher. Malgré les nouvelles fonctionnalités de Scopus, le WoS garde sa position de leader pour la plupart des chercheurs.
Une des critiques au comptage des citations est formulée par Moed (2005). Celui-ci avance que la mesure des citations rend bien compte de l’impact d’un article mais pas de sa qualité. A cette attaque, Baird et Oppenheim ont démontré, certes en 1994, une corrélation certaine entre nombre de citations et qualité des revues (en mettant en rapport prestige de l’institution et citations par exemple).
Et Google Scholar ? Google Scholar n’est pas l’outil utilisé par les chercheurs pour répertorier le nombre de citations. Il se montre plus performant pour localiser les OA. Néanmoins, il pourrait se montrer prometteur. Tous les chercheurs le sentent comme un futur outil indispensable, une fois qu’il sera bien au point. Oppenheim et Norris (2007) ont trouvé que pour trouver des liens vers des articles individuels pris d’une base de données reconnue d’articles en sciences sociales, Google Scholar réussit à 87%, tandis que le WoS à 88% et Scopus à 95%.
Ces études sont face à un paradoxe. Alors que leurs résultats montrent clairement un avantage pour les articles publiés en OA, il est impossible d’affirmer sans partie pris que l’OA est plus avantageux que le TA. C’est le débat qui est pour l’instant intéressant. La question n’est pas tranchée par la communauté scientifique. Nos auteurs affirment avec honnêteté leur préférence pour l’OA en utilisant tantôt les arguments utilitaristes (plus grand impact, diffusion de la recherche, émulation et partage scientifique, la recherche entraînant la recherche etc.) et moraux (les contribuables paient, ils devraient donc avoir accès etc.). Cette position s’explique probablement, au moins partiellement, par le fait que ces chercheurs viennent de l’UK, pays dont on a vu que la part d’article en OA est faible malgré les progrès effectués.
Michael Norris fait partie de l’université de Loughborough et est membre du JISC. D’après ses articles et sa thèse, il semble évident que Norris est en faveur de l’OA et de l’auto-archivage. Fytton Rowland s’est spécialisé dans la communication universitaire, l’e-publishing (aspects économique et humain) et les études sur l’information. Il a publié de nombreux articles dont, entre autres, pour ce qui concerne notre objet d’étude, Delivery, Management and Access Model for e-Prints and Open Access Journals et The Peer Review Process
Outre sa qualité de professeur à Loughborough, Charles Oppenheim a aussi bien travaillé en université que dans l’industrie privée de l’e-publishing (International Thomson, Pergamon et Reuteurs). Il est un spécialiste des questions légales en ce domaine tel que le montre son rapport The Legal and Regulatory Environment for Electronic Information” (Infonortics, 2001). Il a par ailleurs écrit des centaines d’articles sur les droits d’auteur. Il a été membre du JISC ou d’un groupe d’intellectuels travaillant sur la propriété intellectuelle, le HEFCE/UUK. Il travaille également au niveau des institutions européennes et britanniques, respectivement au Legal Advisory Board of the European Commision et à la chambre des Lords ( àl’House of Lord’s Inquiry). Openheim est une des sommités en la matière.
Crédits photographiques : Kevin Dooley, “Paper money, extreme macro”, licence CC.
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Posté par dms3 le mai 15, 2009
Thesis The citatation advantage of Open Access de Michael Norris
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